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Coach de vie pour clientèle étudiante - Pensée de Patrick Murphy (Alabama Softball)
11 avril 2016

Devenir « coach de vie » pour la clientèle étudiante à Sherbrooke

Pour de futurs étudiants de l’Université de Sherbrooke

Hier encore, je me suis retrouvée à faire visiter nos immeubles à un futur étudiant de l’Université de Sherbrooke. Celui-ci était accompagné de ses parents – que l’on surnomme à l’interne – les parents hélicoptères.

Les parents hélicoptères…

Je ne suis pas seule à utiliser ce terme. Ayant travaillé 7 ans à l’université de Sherbrooke, nous utilisions également ce terme afin de décrire les parents qui tentent de tout faire pour leurs enfants afin de s’assurer que ceux-ci ne vivent aucun malheur de la vie. Ces parents aussi arrivent lorsque leur rejeton vit un moment difficile…ou au moment ou ceux-ci doivent faire des choix importants (par exemple le choix de leur premier appartement). Sachez que nous ne sommes pas contre la vertu de guider ces jeunes-adultes-en-devenir. Toutefois, de faire TOUT pour eux, n’est pas leur rendre service (à mon humble avis).

Il n’est pas rare de voir les parents ‘diriger’ les visites des logements ; ceux-ci posent – certes – de bonnes questions. Le jeune – repenti à l’arrière – suit… écoute… et ne dit-mot. Pourtant, celui-ci aura certainement – dans sa longue vie – à choisir d’autres toits… d’autres logements… une maison, etc. Bien sûr que celui-ci peut apprendre ‘en observant’, ‘en écoutant’, mais ne serait-il pas plus simple de le laisser poser des questions que le parent et le jeune auront déterminées ensemble ? ET si le jeune ‘oubli’ une question, le parent pourra alors le ramener ‘sur le droit chemin’…

Heureusement, ces parents-hélicoptères sont plutôt rares, mais je vous rassure, ils existent bien.

Apprendre de nos erreurs

Nous avons tous appris de nos erreurs ; c’est ce qui a forgé qui nous sommes devenus en tant qu’adulte aujourd’hui. Bien sûr, étant moi-même parents de jeunes adultes, il devient parfois très angoissant de savoir que nos enfants vivent des difficultés. Bien sûr, il serait plus ‘rapide’ et plus ‘simple’ de gérer la situation moi-même (je parle en tant que parent-hélicoptère), toutefois je m’assure plutôt de bien écouter mon jeune et de l’encourager à aller lui-même régler la situation. Oh que de tentations d’aller tout régler moi-même le défi que la vie lui offre ! Mais bon, je ‘ravale’ et je le laisse aller… je le laisse apprendre… je tente de ne pas agir en parent-hélicoptère…

Si vous saviez le nombre de fois que je dois ‘éduquer’ les parents de nos jeunes locataires en ce sens. Ceux-ci sont parfois surpris d’entendre mon discours, mais ultimement, comprennent – après justification de ma part – que leurs jeunes adultes – très souvent étudiant à l’Université de Sherbrooke – doivent apprendre à régler et gérer leurs choses seuls. Pour nommer qu’un seul exemple : Le ‘papa-d’une-ville-lointaine’ appelle ‘pour-sa-jeune-princesse-fille-ayant-demeurée-dans-la-ville-lointaine-mais-qui-demeure-désormais-à-Sherbrooke-dans-nos-immeubles’. Celui-ci nous contacte afin de nous faire part que l’évier de sa princesse ne s’égoutte pas correctement… Il est à Laval… sa fille elle vit dans nos immeubles à Sherbrooke… Son propos est le suivant :  » Vous comprenez, ma fille est ‘très occupée avec ses études et son travail à temps partiel’ (comme 95% de mes autres locataires étudiants en passant) – elle n’a donc pas le temps de vous contacter  »  Pardon ? elle n’a pas le temps de prendre le téléphone et de contacter l’équipe de réparation dédiée qu’aux réparations ?  Vous voyez le portrait ? Bien sûr, il pourrait bien être facile pour moi de ne rien dire et d’attribuer la réparation à notre équipe de maintenance, mais c’est plus fort que moi ! J’explique donc – gentiment – avec toute la délicatesse possible – que c’est la locataire elle-même (soit sa fille) qui doit prendre le soin de nous contacter. Ceci sera bien bénéfique pour elle… mon équipe pourra davantage lui poser des questions afin de mieux diagnostiquer… bla bla bla. Ouf ! Je sais que c’est difficile à avaler pour le parent-hélicoptère, mais en même temps comment peut-on faire grandir ces jeunes adultes si nous faisons tout pour eux ? Le viel adage ‘montrer à pêcher, plutôt que de leur donner un poisson’ a tout son sens ici.

Ha… si jeunesse savait et si vieillesse pouvait !

Vous connaissez probablement très bien ce proverbe. En fait, ayant travaillé quelques années au Service des stages de l’Université de Sherbrooke auprès des jeunes adultes vivant parfois des difficultés en stage, je savais que ce jeune-adulte-en-devenir rencontrerait un autre adulte pour l’épauler dans ses difficultés. Les parents devraient faire davantage confiance en leur jeune et à la vie ; la vie place plus souvent qu’autrement une bonne personne… au bon moment… afin d’éclairer le tout. Donc, du plus profond de mon moi-même, je m’efforce d’appliquer ce même principe au sein de la gestion de nos immeubles. Il est certain que si le jeune tente de faire un peu de bruit (i.e. inviter quelques amis) ; il sera vite ramené à l’ordre  par les voisins. Il vit une difficulté avec son nouveau coloc ; il pourra alors échanger avec l’administration pour identifier des pistes de solutions…

Donc, si vous rechercher alors un milieu de vie pour épauler votre jeune-adulte-en-devenir dans toutes les petits défis que sa nouvelle vie en appartement lui apportera, sachez que mon mari et moi, entouré de notre incroyable équipe, seront là pour l’aider à cheminer et à grandir en tant qu’adulte.

Nancy Laguë, alias Mme Rioux

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